Haïti-Climat : 1e juin 2017, la saison cyclonique démarre !

Port-au-Prince, le 1e juin 2017.- La saison cyclonique 2017 débute ce jeudi 1e juin. Elle concerne la région de l’Atlantique et de la caraïbe dont Haïti. Elle s’échelonnera sur une période de 6 mois : du 1e juin au 30 novembre de l’année en cours.

Selon les prévisions, cette saison cyclonique s’annonce moins active par rapport à l’année précédente, avec un nombre de 12 tempêtes nommées, six ouragans et deux ouragans majeurs.

 

Une bonne nouvelle pour Haïti qui est située sur la trajectoire des cyclones et qui a été sévèrement touchée l’an dernier par Matthew, l’un des plus puissants ouragans jamais observés dans l’océan Atlantique depuis 2007.

 

Selon le bilan de la Protection civile, le 12 octobre 2016, cet ouragan de catégorie 5 aurait couté la vie à près de 400 personnes. D’importants dégâts matériels ont aussi été enregistrés notamment dans la péninsule du Sud d’Haiti.

 

Toutefois, «la prudence est de rigueur pendant les 6 mois que durera la saison, vu le degré élevé de vulnérabilité du pays», a prévenu le Coordonnateur ai de l’unité hydrométéorologique du Ministère de l’agriculture des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR), le météorologue Ronald Semelfort.

 

Le prévisionniste insiste d’une part sur les efforts de prévention face aux catastrophes naturelles, mais d’autre part, sur le renforcement des mesures d’atténuation des risques et désastres.

 

Pour lui, les Technologies de l’information et de la communication (TIC) représentent un outil incontournable dans l’élaboration d’un plan de contingence relative à la saison cyclonique 2017.

 

Ronald Semelfort a pris en exemple le passage de la tempête tropicale Flora sur Haïti, en 1963 qui a fait plus de 10.000 morts, alors qu’à cette époque le niveau de vulnérabilité du pays était moins élevé.

 

Aujourd’hui, reconnait-il, le risque est beaucoup plus élevé. Cependant, avec l’application d’un bon plan de communication, nous pourrons anticiper les dégâts, a-t-il souligné.

 

Pour sa part, le secrétaire général de la Promotion pour le développement (PROMODEV), une ONG locale travaillant dans le secteur agricole, l’Agronome Talot Bertrand s’est montré plutôt préoccupé.

 

«Haïti n’est pas préparée à recevoir quelques gouttes de pluies, voire un ouragan», se désole le spécialiste en éducation relative à l’environnement. Il invite, en guise de rappel, la population à la vigilance et les autorités à l’action en vue, dit-il, d’éviter le pire qui est à venir.

 

Vant bèf info (VBI)