Haiti-Droits humains : Marie Yolène Gilles a vendu la mèche

Port-au-Prince, le 5 avril 2017.- L’assistante responsable de programme au sein du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Marie Yolène Gilles a évoqué, le 5 avril 2017, lors d’une conférence de presse, des raisons d’éthique et de moralité pour justifier sa démission de l’organisation.

 

Elle dit avoir pris cette décision après de multiples réflexions et des enquêtes réalisées au niveau de l’organisation de défense des droits humains. Ce, afin de recueillir des informations sur le scandale de corruption auquel le RNDDH fait face.

 

Dans un premier temps, le Directeur exécutif de l’organisation a déclaré que l’institution n’avait pas reçu de chèques du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD), a indiqué Marie Yolène Gilles.

 

Dans un second temps, poursuit cette dernière, ledit Directeur a laissé entendre qu’il a écrit au BMPAD pour demander des explications y relatives. Explications qui se font attendre à date, a expliqué L’assistante responsable de programme.

 

« Ce n’est que récemment, au cours d’une entrevue à la radio, que Pierre Espérance a reconnu avoir reçu un chèque d’1.5 million de gourdes du BMPAD pretextant que subvebtion n’est pas synonyme de corruption », s’est indignée Marie Yolène Gilles.

 

Aussi, a-t-elle souligné que le Directeur exécutif est au courant que des fonds sont prélevés sur le salaire des employés (e) et cet argent n’a pas été versé à l’Office d’assurance vieillesse (ONA). Sans compter un « accord » conclu avec la Digicel en vue de transférer des unités sur les portables des employés (e) de l’institution…

 

Questionée sur son avenir au sein de l’organisation, Marie Yolène Gilles a laissé croire qu’elle n’est pas prête a y retourner. Cependant, Elle dit ne pas souhaiter la fin de l’organisation, car elle est non seulement membre fondateur de celle-ci, mais aussi elle vient de consacrer 17 ans de sa vie au sein du RNDDH.

 

Vant bèf info (VBI)

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