Haïti-Santé : Eradiquer le virus du Sida d’ici 2030, Haïti est sur la bonne Voie

Port-au-Prince, le 13 juin 2017.- « Mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici 2030, Haïti est sur une bonne pente », c’est du moins ce qu’a déclaré l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Vih/Sida dans la région des Caraïbes.

Le représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour le Vih/Sida dans la Caraïbe, Edward Greene

En visite en Haïti du 8 au 10 juin 2017, le Dr. Edward Greene a eu le temps de s’entretenir avec la première dame de la République, Martine Moïse, des membres du gouvernement, des représentants des agences des Nations Unies en Haïti ainsi que des membres de la société civile.

 

Il s’agit des institutions œuvrant dans la riposte nationale au Vih/Sida, sous le leadership du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP).

 

«Le but de cette mission était de discuter des stratégies d’accélération de la riposte pour mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030 et discuter du même coup des progrès réalisés dans ce secteur, au cours de ces 30 dernières années, dans le pays», a rappelé, le Dr. Greene, au terme de sa visite de trois jours en Haïti.

 

« La lutte contre le Vih/Sida est un combat de tous les jours. Nous ne devons pas lacher prise », a déclaré le spécialiste. « Heureusement, Haïti a connu des avancées significatives dans la lutte, comparativement au tout début de la maladie où la situation était plus ou moins critique », a-t-il souligné.

 

En Haïti, à la fin de 2015, le nombre de personnes vivant avec le virus du Sida (PV VIH) était estimé à 159 000. Entre 2001 et 2012, le nombre de nouvelles infections au VIH chez les adultes et les adolescents a diminué de plus de 50 %, selon un rapport de situation nationale du Vih/Sida en Haïti, publié en mars 2016, par le MSPP.

 

8 200 personnes ont été contaminées en Haïti en 2014 dont 500 enfants de moins de 15 ans ; alors qu’elles étaient de 11 300 en 2004, soient un recul de 27% sur la période, souligne le rapport du MSPP.

 

Pour le Docteur Edward Greene, ces résultats traduisent la volonté des acteurs œuvrant dans la riposte à la maladie.

 

L’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Vih/Sida pour la région des Caraïbes, a toutefois souligné l’urgente nécessité d’impliquer davantage les membres de la société, en particulier, les leaders religieux, en vue de combler les fossés liés au dépistage, à la prévention, à la prise en charge et lutter définitivement contre toutes les formes de stigmatisation et de discrimination dont sont souvent victimes les PV VIH.

 

Vant bèf info (VBI)

Le Naturalisme Bar