Politique : Des « opposants » au pouvoir en place s’invitent à la fête de l’indépendance

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Port-au-Prince, le 2 janvier 2018.- À côté de certains partisans du régime en place qui ont fait le déplacement pour écouter le discours du Chef de l’État, d’autres ont trouvé une place de choix dans le public jusqu’à influencer le Président de la République lors de la réalisation de son discours.

Wilfort Ferdinand (To Will) au cours d’une entrevue accordée aux journalistes

Ayant à leur tête Wilfort Ferdinand (Ti Wil), ces « opposants », munis de pancartes sur lesquelles sont inscrites leurs revendications, ont annoncé pour bientôt la réalisation d’une série de manifestations pour forcer le pouvoir central à les écouter.

 

Questionné sur sa présence tant sur la cour de l’église et sur la place d’armes des Gonaïves où le Chef de l’État a prononcé son discours, Wilfort Ferdinand (Ti Wil) a répondu qu’il est là pour lancer une mise en garde au président Jovenel Moise et aux élus du département (Artibonite).

Des participants munis de pancartes lors de la célébration du 214e anniversaire de l’indépendance, aux Gonaïves

« La fin des travaux du complexe administratif des Gonaïves, la construction d’un aéroport, la nomination des professeurs et enseignants des écoles publiques et l’intégration des jeunes… » telles sont les principales revendications de Ti Wil et ses partisans.

 

Il y a environ une semaine, des informations faisaient croire que Ti Wil a été victime d’une tentative d’assassinat aux Gonaïves et des impacts de balles ont été remarqués sur la voiture qu’il conduisait.

 

Aussi faut-il rappeler que Wilfort Ferdinand (Ti Wil) faisait partie, au début des années 2000, d’un groupe d’individus (« les rebelles ») qui avaient pris les armes pour forcer l’ancien Président Jean Bertrand Aristide a quitté le pouvoir, le 29 février 2004.

 

Vant bèf info (VBI)